Utilisés lors de cérémonies mêlant danse, musique et satire sociale, les masques Gèlèdè se caractérisent par un visage féminin surmonté de scènes sculptées en relief, véritables tableaux inspirés de la vie quotidienne.
Monoxyles, c’est-à-dire taillés dans un seul bloc de bois, ces masques constituent un défi technique. Les artistes contemporains rivalisent d’habileté, créant des compositions d’une grande complexité, remarquables par la finesse d’exécution et la richesse des détails.
Depuis plusieurs décennies, ces formes ont évolué : détachés de leur fonction cultuelle, les masques sont devenus un espace d’expression plastique autonome. Depuis leur mise en avant lors de l’exposition Magiciens de la terre présentée simultanément au Centre Pompidou et à la Grande Halle de la Villette à Paris en 1989, sous le commissariat de Jean-Hubert Martin, leur renommée a dépassé les frontières du Bénin pour attirer l’attention des musées et collectionneurs du monde entier.
Aujourd’hui, les masques Gèlèdè s’affirment comme des œuvres d’art à part entière, entre tradition et modernité.
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